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Le principe de mesure du Capteur Optique CHR est celui
de la microscopie confocale à champ étendu grâce au codage
spectral de ce champ. Contrairement à la microscopie conventionnelle
qui permet, sous certaines conditions optogéométriques, d'imager
simultanément tous les points d'un champ objet, la microscopie confocale
n'image à chaque instant qu'un seul point du champ, lequel doit ensuite
être scruté point par point par balayage (x, y). Ainsi il ressort
que la microscopie confocale découle de la microscopie conventionnelle
à laquelle il suffit de rajouter un double filtrage spatial qui permet
de n'éclairer qu'un seul point de l'objet et de ne détecter en
retour que la lumière diffusée et/ou réfléchie provenant
de ce même point. Cette configuration est représentée sur
la figure 1a où un point source S est imagé par un objectif L en
un point M de l'objet.
La lumière revenant de M, traverse l'objectif L et est réfléchie
par la lame semi-réfléchissante vers un détecteur.
Le diaphragme P, qui est l'image de M donnée par L joue un rôle essentiel
dans cette configuration puisqu'il assure que seule la lumière provenant de M
atteint le détecteur : toute lumière provenant d'un point situé
au-dessus ou au-dessous de M est filtrée par le diaphragme P. Il est ainsi possible d'observer un
seul point de l'espace et de réaliser par balayage (x, y) une "coupe
optique" plane (figure 1b) située à une distance bien définie
de l'objectif L sans être perturbé par les points extérieurs
à cette coupe. Cette propriété de "coupe optique",
ainsi qu'une résolution latérale de près de 30 % meilleure
que celle observée en microscopie conventionnelle sont les avantages
principaux de la microscopie confocale.
La microtopographie de la surface d'un objet consiste à enregistrer
l'altitude "Z" de chaque point de cette surface. Afin de déterminer
cette altitude sans devoir procéder par focalisation dynamique c'est-à-dire
sans aucun mouvement mécanique d'aucun composant le long de l'axe z,
il faut procéder à un codage de l'espace de mesure, autre que
temporel. Dans le CHR, l'espace de mesure est codé spectralement en mettant
à profit le chromatisme axial des objectifs, que les opticiens s'efforcent
habituellement de réduire sinon de corriger. Le chromatisme axial est
dû à la dispersion (variation de l'indice de réfraction
avec la longueur d'onde) des verres utilisés dans les instruments d'optique.
Comme les caractéristiques optiques d'un objectif dépendent de
la longueur d'onde, l'image d'une source ponctuelle de lumière blanche
est généralement un continuum de points images monochromatiques
répartis le long de l'axe optique (fig. 2).
En pratique (fig. 3), une source de
lumière blanche est imagée au moyen de l'objectif à
chromatisme axial étendu en une série d'images ponctuelles
monochromatiques dans l'espace de mesure. Lorsqu'un objet intercepte l'espace de
mesure au point M, une seule des images ponctuelles monochromatiques est alors
focalisée en M. Par application de la propriété de
confocalité seule la longueur d'onde LambdaM sera transmise avec un
maximum d'efficacité à travers le filtre spatial, les autres
longueurs d'ondes étant par essence défocalisées au point
M. De plus, notons que si l'objet se compose d'un empilement de couches minces
(au moins partiellement) transparentes, on détecte simultanément,
en une seule acquisition, toutes les interfaces situées dans l'espace de
mesure sous forme d'une série de maxima d'intensité.
Une fois que le signal lumineux a été sélectionné
par filtrage spatial, il reste à le "décoder" pour en
extraire l'information d'altitude recherchée. Cette opération
est réalisée par analyse spectrométrique. Le signal monochromatique
est envoyé sur un réseau de diffraction qui a la propriété
de diriger chaque longueur d'onde dans une direction différente. Il suffit
alors de calculer la position du maximum d'intensité observé sur
une barrette CCD pour en extraire l'altitude du point M. Ce principe de mesure
confère au capteur CHR les trois qualités essentielles suivantes
:
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Le principe d'imagerie confocale permet d'obtenir
une excellente résolution spatiale et ce quel que soit
l'éclairage ambiant.
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Le codage chromatique de l'information rend la
mesure insensible aux variations de réflectivité de l'objet et
permet de travailler avec la même précision sur tous types de
matériaux, transparents ou opaques, quel qu'en soit l'état de
surface, polie ou non, diffusante ou spéculaire, sans
nécessiter aucun traitement préalable de l'objet.
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L'utilisation d'une source de lumière
blanche et non d'une source laser, donc cohérente, élimine
tout problème de speckle.
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